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            Abdelkarim   MARAKCHI,     Operation   Process
            Manufacturing  and Product Manager  chez  le
            Groupe Bertrandt,  a présenté  une vision positive
            mais  réaliste  sur  le  potentiel  des  ressources
            humaines  au Maroc. Il a expliqué  que Bertrandt,
            un groupe  allemand d’ingénierie  avec 50 ans
            d’expérience, a choisi le Maroc pour son potentiel
            et ses  compétences. Cependant,  il  a noté qu’il
            reste du travail à faire pour trouver des personnes
            répondant parfaitement aux besoins  du marché.
            « Les  jeunes ingénieurs  qui sortent des écoles
            sont pleins  de  talent et de  curiosité,  »  dit-il,  mais
            nécessitent un accompagnement  pour  réaliser
            de beaux projets.  Bertrandt a déjà commencé  à    allemand, qui  intègre  une formation entre  les
            former et qualifier des jeunes par des experts chez   entreprises, les universités et les écoles. « C’est un
            Porsche, et ils sont fiers que « demain, une partie   format  qu’il faudrait peut-être  explorer  au  Maroc,
            de  l’ingénierie de  Porsche  sera  faite au Maroc ».  » a-t-il suggéré, pour optimiser la chaîne de valeur
                                                               des batteries. La feuille de route des batteries, un
            MARAKCHI a proposé  de repenser  le modèle de      projet  stratégique,  pourrait  bénéficier  d’une  telle
            formation au Maroc, s’inspirant  du modèle  dual   collaboration. Il a insisté sur l’importance de définir
                                                               les rôles des acteurs privés pour accompagner les
                                                               universités  dans les  programmes  de  formation,
                                                               afin de rattraper  le  retard technologique. « C’est
                C’est un marathon, mais le Maroc a la matière   un marathon,  »  dit-il,  convaincu  que  le  Maroc
                grise nécessaire pour atteindre un niveau      a la matière grise  nécessaire  pour atteindre un
                compétitif international.                      niveau compétitif international,  avec des  efforts
                                                               coordonnés  et un soutien adéquat.







                                                               COVID-19,  grâce aux  dispositifs de l’État,  comme
                                                               l’ANAPEC  via la formation contractualisée  à
                                                               l’emploi.
                                                               L’IFMIA  continue d’adapter  ses  programmes
                                                               pour  répondre aux besoins de l’industrie 4.0.
                                                               BENLAHMAR  a souligné  que «nous sommes
                                                               devenus un des référents de l’industrie 4.0» grâce
                                                               aux compétences et  à  l’agilité  des  Marocains.
                                                               Renault,  en collaboration  avec  l’IFMIA,  s’engage
                                                               dans l’économie circulaire  et la  création de  hubs
                                                               de talents  pour la digitalisation, les  énergies
                                                               renouvelables, et l’électrification  des véhicules.
                                                               En réponse à ces évolutions, l’institut a formé 350
            Sarah BENLAHMAR, directrice adjointe de l’Institut   personnes  sur  l’électrification l’année dernière
            de Formation aux Métiers de l’Industrie Automobile   et vise à en former 550 autres pour les véhicules
            (IFMIA), a évoqué l’importance de la formation dans   électriques,  avec un  volume horaire  de 6 000
            le secteur automobile au Maroc. Créé en 2011 avec   heures.  BENLAHMAR  a conclu en affirmant  leur
            l’arrivée de Renault Tanger, l’IFMIA a joué un rôle   engagement à accompagner cette transformation
            crucial  dans le développement  des compétences    et à préparer l’avenir de l’industrie automobile au
            locales. BENLAHMAR a souligné que «les robots, on   Maroc.
            les trouve partout, mais les compétences, on n’en
            a pas tant que ça,» mettant en avant la nécessité
            de  forger  ces  compétences. Depuis  sa  création,
            l’institut a accumulé plus de 300 millions d’heures   Les robots, on les trouve partout, mais les
            de formation et a réussi à insérer en moyenne 400     compétences, on n’en a pas tant que ça.»
            personnes par an, même pendant la pandémie de
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